samedi 23 avril 2011

PROCHAINE CONFERENCE LE JEUDI 28 AVRIL

"Ombres et lumières de la politique extérieure mexicaine"  
par Jean-François Boyer



Jean-François Boyer, est un grand reporter spécialisé en Amérique latine et au Moyen-Orient, il a été correspondant en Amérique latine de la chaîne de télévision française TF1. Il a réalisé des documentaires pour la chaîne France 5, Arte, TF1, Canal Plus, et des reportages pour "Envoyé Spécial" (France 2).

Il a écrit notamment  “L´Empire Moon” (El Imperio Luna) en 1986 et « La guerre perdue contre la drogue » (La guerra perdida contra la droga) en 2001.
De 2008 à 2010 il a été directeur de l'édition mexicaine du Monde Diplomatique.

Thème de la Conférence. 


Depuis 60 ans la politique étrangère affichée par les gouvernements successifs du PRI et du PAN n´a jamais (ou très peu souvent) correspondu à la réalité de sa diplomatie. Entre la tentation du non-alignement et celle de l´alignement stratégique sur Washington, elle a toujours été caractérisée par le « double langage ». Plusieurs éléments expliquent cette pratique ambigüe: le profond nationalisme du peuple mexicain; la proximité avec les États-Unis et la dépendance économique du pays par rapport à son voisin du nord; le profil contradictoire des présidents mexicains de cette époque (priistes comme panistes ) plus soucieux de maintenir les grands équilibres politiques internes que de définir une politique extérieure fondée sur des valeurs intangibles.


Conférence en français
 
Alliance Française de Mexico centre San Ángel, à 19:00 heures.


Le texte suivant peut vous servir à préparer la conférence et en discuter avec la classe !

texte de préparation de la conférence sur la politique extérieure du Mexique

Lisez ce texte et répondez aux questions qui suivent :


La « translation » géopolitique du Mexique

(D’après Les conséquences géopolitiques pour le Mexique de la politique états-unienne de Homeland Security Rodrigo Nieto Gomez/ Hérodote quatrième trimestre 2006)

L’appartenance du Mexique aux deux ensembles territoriaux américains - Amérique du Nord et Amérique latine - est incontestable. D’un côté, pour les Mexicains, il n’y a aucun doute : le Mexique est le troisième pays de l’Amérique du Nord, comme on l’enseigne dans les écoles, en accord avec le programme officiel. Il est membre de l’ALENA et, paradoxalement, son identité nord-américaine s’est affermie après les pertes territoriales infligées par les États-Unis au XIXe siècle. Celles-ci ont accentué le sentiment d’appartenance du Mexique à l’Amérique du Nord, avec un regard fixé en permanence sur les territoires perdus. De l’autre côté, le pays s’identifie pleinement à l’ensemble des pays rassemblés sous le vocable « Amérique latine », pour des raisons historiques et culturelles évidentes : entre autres, la langue, la « race », la colonisation, la culture indigène, la religion catholique. Par le jeu des représentations, le Mexique a été capable de redéfinir, non sans tensions, son appartenance à l’un ou l’autre des deux ensembles auxquels il appartient.

C’est ainsi que, durant les sexennats de Luís Echeverría Álvarez (1970-1976) et de José López Portillo (1976-1982), le gouvernement mexicain a construit un discours nettement latino-américain et conforme au climat de l’époque. Il se définissait comme un pays du « sud », du « tiers monde » et « non aligné ». On en veut pour preuve la politique extérieure très active menée par le Mexique en Amérique latine, soutenant le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, se solidarisant avec les gouvernements de Salvador Allende au Chili et de Fidel Castro à Cuba, en opposition ouverte à la politique des États-Unis dans la région. Comme le dira Fidel Castro en 1980 : « Mexico a été un des porte-drapeau les plus décidés dans la lutte pour un nouvel ordre économique mondial. Le Mexique a été et reste le représentant des intérêts des peuples de ce qu’on appelle le soi-disant tiers monde. Le Mexique, au sein de l’Amérique latine et de la Caraïbe, est un ami sincère de tous nos peuples, un fervent défenseur de ses intérêts et occupe la tranchée sur des milliers de kilomètres à la frontière même des États-Unis. C’est pour cela, pas seulement en raison de sa politique internationale, mais aussi géographiquement, que le Mexique est en première ligne dans la défense de la souveraineté et des intérêts de nos peuples. » En politique extérieure, le Mexique orientait alors tous ses efforts pour se définir comme un pays qui avait plus à voir avec ses voisins du Sud que ceux du Nord. Son appartenance au « tiers monde » était un motif d’orgueil et, dans les représentations géopolitiques de l’époque, son appartenance à l’Amérique du Nord n’était pas mentionnée.

À la fin des années 1980, l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle élite politique, formée principalement dans les universités états-uniennes, a transformé profondément la relation du Mexique avec le nord et le sud du continent américain. Peu à peu, dans un processus qui n’a cessé de s’approfondir, le gouvernement du Mexique a décidé de mettre de côté les théories du desarrollismo et de la dépendance et de cesser de « résister » au Nord, pour en faire partie.

C’est pourquoi une des singularités de l’abandon généralisé des théories cépaliennes dans l’ensemble de l’Amérique latine est que, au Mexique, l’acceptation du modèle économique libéral s’est accompagnée d’un « basculement » de l’Amérique latine vers l’Amérique du Nord. Ce mouvement fut un acte conscient, destiné à « amarrer » le destin du Mexique à une région économiquement plus performante et avec un niveau de développement beaucoup plus haut, à laquelle il appartenait déjà de facto, sinon de jure.

Nous ne reviendrons pas sur la mise en place du traité de libre-échange. Rappelons seulement que ce « basculement » s’inscrit dans le contexte de la fin de la guerre froide et du début de la « guerre économique ». Cela a eu deux conséquences pour la géopolitique du Mexique, qui ont contribué à son rapprochement de l’Amérique du Nord.

D’une part l’affirmation des États-Unis comme seule superpuissance mondiale a signifié, pour le Mexique et beaucoup d’autres nations, qu’il était plus difficile d’établir les équilibres nécessaires pour faire contrepoids à l’énorme force du « colosse du Nord ». En tout état de cause, à cette époque, le Mexique dépendait déjà largement du marché états-unien, mais l’absence d’un cadre institutionnel assujettissait, année après année, les accords douaniers aux haut et bas de la politique interne états-unienne. D’autre part, dans la représentation de la « guerre économique par blocs » qui se profilait comme substitut à la « guerre froide », l’exemple de l’Union européenne a rendu intéressant la négociation d’un accord de libre-échange entre les trois pays de l’Amérique du Nord. Ce n’est pas un hasard si le traité de Maastricht est entré en vigueur le premier novembre 1993 et l’ALENA seulement deux mois plus tard. [Salinas de Gortari, 2000]. Toutefois, si ce « déménagement » du Mexique vers l’Amérique du Nord eut comme axe fondamental l’intégration économique de la région, on ne peut pas le réduire exclusivement à l’accord commercial.

En ce qui concerne le rapprochement stratégique, l’intégration amena l’armée mexicaine à modifier ses manuels de guerre qui, jusque dans les années 1980, représentaient les États-Unis comme le seul « ennemi naturel » du Mexique [Schulz, 1997]. Militairement, le Nord cessa d’être considéré comme une menace, en ouvrant la voie à la coopération en matière de défense, mise à profit aujourd’hui dans le contexte de la création du périmètre de sécurité. Sans aucun doute, le levier le plus utile pour cette mutation fut le changement dans la manière de se représenter au Mexique, la migration mexicaine vers les États-Unis. Exclue jusqu’alors du discours public, la question migratoire a acquis un poids fondamental dans la nature des relations entre les deux nations. Le gouvernement a fortement inclus cette question dans son discours. En moins d’une décennie, les migrants ont cessé d’être considérés comme des traîtres pour se transformer en héros nationaux. On commença même à parler de la « diaspora mexicaine » afin de gommer la ligne de partage entre les Mexicains et les Mexicains-Américains.

 
- Quelles sont les deux régions auxquelles s’identifie le Mexique ?
- Vers laquelle de ses régions se tourne préférentiellement le Mexique dans les années 70 et quelles sont ses références idéologiques ?
- Quelles raisons sociologiques expliquent le rapprochement du Mexique avec les États-Unis dans les années 80 ?
- Quelles sont les deux avantages économiques du traité de libre échange de 1994 d’après le texte ?
- Quelles sont les changements idéologiques dans la question de l’émigration des mexicains aux États-Unis opérés par les élites mexicaine parallèlement au rapprochement avec les États-Unis ?

Discussion  en classe : Le Mexique oscille toujours entre l’Amérique Latine et les États-Unis. Quelle est la région que le Mexique doit privilégiez à votre avis ? Quels sont les avantages, le réalisme de l’une ou l’autre option ? Les partis politiques mexicains proposent-ils des options claires en vue des prochaines élections ou bien sont-ils divisés. La politique extérieure est-elle un enjeux important des prochaines élections selon vous ? Comparez la politique extérieure du Mexique avec celle du Brésil ou de la Chine ?

dimanche 27 mars 2011

PROCHAINE CONFERENCE LE JEUDI 31 MARS

La Prochaine conférence de relations internationales aura lieu le Jeudi 31 mars à 19H00. Vous pouvez consulter une liste de sites proposée par notre intervenant, Didier Machillot pour préparer la conférence.
Vous pouvez aussi préparer la conférence en étudiant les documents du post qui suit et en discuter avec vos profs. L'alliance remercie aussi Monica Maldonado YaÑez (Doctorante de Antropologia, linea de estudios de genero. Escuela Nacional de Antropologia e Historia (ENAH)) pour son aide précieuse dans la préparation des discussions profs/élèves de préparation de la conférence.


Préparation de la conférence sur les politiques de genre

 Compréhension écrite 1
Lisez ce texte et répondez aux questions qui suivent.


 LE GENRE

Le genre (anglais « gender ») est la signification construite socialement et culturellement pour le sexe biologique et les différences sexuelles.
La distinction sexe (en tant qu'anatomie binarisée) et genre (conçu comme interprétation socioculturelle du corps sexué) a marqué la deuxième vague du féminisme ; les féministes ont mis en évidence le fait que la catégorie « femme » soit une construction sociale et non pas une anatomie transformée en destin (vision de S. Freud). Ce changement paradigmatique a représenté un catalyseur extrêmement important pour le mouvement de libération des femmes. Mais, dans l'époque postmoderne, le concept est devenu très problématique et contesté.
La conceptualisation moderne de la notion de genre est due à Simone de Beauvoir dans son ouvrage programmatique Le Deuxième Sexe (1949) par la formule « On ne naît pas femme, on le devient ». La soi-disant Infériorité des femmes qui date depuis Aristote et la Bible n'est pas naturelle, mais construite pour préserver la suprématie (autorité, hégémonie). La femme est définie par l'homme par rapport à l'homme : si l'homme est le Sujet, l'Absolu, la femme est l'Autre. Le genre vise donc fondamentalement les attentes culturelles associées à la féminité et à la masculinité. Le mental collectif sanctionne par le discours social (des médias, de l'école, des proverbes, etc.) toute transgression du comportement normatif (« Ne pleure pas comme une fille » adressé à un garçon trop « sensible » ). L'homme a défini donc la femme comme autre, comme différente, par rapport à la norme du sujet masculin.
Même si l'analyse de Simone de Beauvoir a été considérée comme révolutionnaire par beaucoup de féministes, certaines voix (les féministes radicales) ont déploré la mise entre parenthèses du pouvoir extraordinaire des femmes de donner la vie/la maternité. Dans les années quatre-vingt-dix. Judith Butler met en évidence le fait que dans la construction sociale du genre existe implicitement une base solide, « naturelle » qui est le sexe (présomption assez problématique) et que le « devenir femme » explicité par de Beauvoir est en même temps une construction sociale du genre existe implicitement une base solide, « naturelle » qui est le sexe (présomption assez problématique) et que le « devenir femme » explicité par de Beauvoir est en même temps une construction culturelle et un choix personnel ; en fait, le sexe et le genre sont inextricablement liés et le genre est moins expressif que performatif : il est une multitude d'actes de genre qui créent l'idée ou l'illusion du genre.
Le genre est lié essentiellement aux comportements, pratiques, discours et techniques de la personne. Il est bien évident que toutes les femmes ne sont pas féminines (cf la Dame de fer ou une femme présidente de compagnie ou de pays) et tous les hommes ne sont pas machos.
Le genre influence deux champs fondamentaux :
1. La division sociosexuée du travail et des moyens de production ;
2. L'organisation sociale du travail de procréation, où les capacités reproductives des femmes sont transformées et le plus souvent exacerbées par diverses interventions sociales » (P. Tabet apud Nicole-Claude Mathieu in H.Hirata et alii, 2000: 192).

Ce qui est défini comme masculin dans une société ou. à une certaine époque, peut être catalogué comme féminin dans une autre société ou, à un autre moment de l'histoire (les standardistes étaient à l'époque de Graham Bell des hommes, à l'heure actuelle ce sont surtout des femmes les professeurs ont été au début des hommes, alors que maintenant cette profession est excessivement féminisée).
D'habitude la féminisation d'un métier va de pair avec sa dévalorisation pécuniaire et symbolique.
Les professions les plus féminisées sont celles prioritairement associées à l'éthique du souci (Carol Gilligan) donc au domaine de la santé, de l'enseignement, de l'assistance sociale. Cette dévalorisation des métiers pratiqués aussi par les femmes est due à la socialisation différente des femmes, socialisation pour l'empathie, la protection de l'autre (enfant, maris, parents), le sacrifice.
A partir de la deuxième vague féministe, sexologues et féministes s'accordent pour distinguer sexe et genre mais, à l'heure actuelle, les distinctions ne sont plus aussi nettes.
Des attributs physiques tels seins vagin, pénis, oestrogène, testostérone ont été étiquetés comme sexe et d'autres traits tels agressivité, connectivité, passivité, activité ont été considérés des conséquences du genre.
Mais Elizabeth Grosz dans « Experimental Desire ; Rethinking Queer Subjectivity » (1994) attire l'attention sur l'instabilité du sexe et du corps lui-même, et sur sa nature construite. Autrement dit, on doit comprendre le corps sexué et le genre comme parties du même système, fondées en égale mesure sur la nature et la culture.
Anne Fausto-Sterling dans Sexing the Body (2000) affirme que les « vérités » sur le sexe et la sexualité prennent forme (prennent corps – embodied) et que nous voyons nos corps sexués, à la lumière des théories que les scientifiques élaborent.

Le genre en tant que système des rapports sociaux de sexe sous-tend l'éducation et le monde de l'emploi, l'espace privé et l'espace public, de même que la ségrégation de genre. La ségrégation de genre (angl. gender gap) est horizontale (par domaines d'activité — les femmes travaillent dans des sphères d'activité moins prestigieuses, moins rémunérées) et verticale (les hommes sont plus nombreux à détenir les positions du sommet de la hiérarchie, alors que les femmes occupent les positions de la base).
La ségrégation fonctionne par exclusion (les femmes sont exclues même à l'heure actuelle des positions de recteur, doyen d'université, président de parti, d'académie ou de pays) ou par inclusion, dans des rôles non désirables.
La ségrégation de genre ne peut être atténuée et à moyen et à long termes, abolie que par le changement de la perception concernant certaines professions, par la généralisation du partenariat dans la vie privée et par des politiques publiques de parité.

Extrait de « Concepts fondamentaux pour les études de genre », de Daniela ROVENTA-FRUMUSANI, Archives Contemporaines éditions (28 avril 2009), pages 32-33
plus d'extrait du livre ici

1. Quelle est la différence entre les concepts de « sexe » et de « genre »
2. Quel est pour Simone de Beauvoir l’objectif de la construction d’une représentation sociale du genre en masculin et féminin ? Comment est selon elle traditionnellement déterminé le rôle de la femme ?
3. Donnez deux éléments qui expliquent l’opposition de  Judith Butler à Simone de Beauvoir ?
4. Qu’est-ce qui montre le caractère social de l’attribution d’un genre particulier à certains métiers ? Sur quoi repose cette catégorisation dans nos sociétés ?
5. Qu’entend-on par ségrégation" horizontale" et "verticale" dans les métiers ?
6. quels sont les deux moyens pour séparer les métiers masculins et féminins ?
7. Citez les trois domaines proposés dans l’article pour réduire la ségrégation dans genre dans les métiers.         



Compréhension écrite 2
Lisez cet autre texte et répondez aux questions qui suivent :


Le patriarcat

Ad litteram (pouvoir du père)
.
Initialement, le terme a été utilisé pour désigner une forme de famille fondée sur la parenté par les mâles et sur l'autorité paternelle (pater familias).
Comme système social, économique et juridique, le patriarcat donne, au chef de la famille, un pouvoir souverain sur tous ses dépendants (femmes, enfants, esclaves).
Dans sa première forme, le patriarcat a été associé à une économie domestique (autarcique) dans laquelle les biens et les aliments consommés étaient produits dans les ménages ; les femmes, les esclaves et les enfants constituaient la force de travail pour ce système de production.
Les filles (mariées jeunes) étaient censées passer de la « tutelle » du père à celle du mari ; le mariage lui-méme étant conçu comme alliance entre les familles et non pas comme décision libre des jeunes époux.
À la fin du xixe siècle, cet ordre patriarcal absolu commence à être contesté et érodé par l'obtention du droit de vote par les femmes, le droit à la propriété, ainsi que l'ouverture du champ de l'éducation et des professions (évidemment, certaines professions) pour les femmes.
La culture. surtout par la religion, perpétue l'idéal•type de la femme dépendante, soumise, affectée principalement au travail domestique.
Le concept de patriarcat est fondamental pour le féminisme de la deuxième vague.
La notion de patriarcat dont l'invention est attribuée à Kate Millett (1971) en continuité avec les significations religieuse et historique du terme ont été adoptées par l'ensemble des mouvements féministes des années soixante-dix pour désigner le système à combattre. Par rapport aux termes quasi synonymes comme « domination masculine », « oppression des femmes » et même « viriarcat » (vu que dans certaines sociétés ce sont l'oncle ou le grand frère qui détiennent la suprématie dans les familles à la mort du père), le terme patriarcat fait ressortir le caractère systémique de la subordination des femmes.

L'analyse des féministes radicales en premier lieu tente de rendre visible (absence des femmes de l'histoire de l'humanité, comme si leur seul rôle était de donner la vie à et soigner ceux qui « font l'histoire ». Même si les femmes ont fait l'histoire (quotidienne, mais aussi « la grande histoire » des guerres, révolutions, conquêtes d'autres territoires — le Nouveau Monde), vu leur absence de la sphère de l'éducation et de pouvoir, elles n'ont pas pu intégrer (jusqu'à une date récente) leurs perspectives, leurs attentes, leurs visions. L'histoire de l'humanité est produite par la moitié male de l'humanité et rédigée d'un point de vue mâle (dominateur, instrumental, orienté vers un « but », jamais vers les relations).

Gerda Lerner (1986 : 8-10) esquisse comme marques du patriarcat :

- l'appropriation par les hommes de la capacité reproductive de la femme

- la première forme de domination (celle des hommes sur les femmes) a été le cadre de référence (« le modèle ») pour toutes les formes de domination :
- les lois ont fixé les bases institutionnelles de la subordination de la femme et les femmes elles-mêmes ont coopéré avec le système par dépendance économique, par soumission culturelle (la religion, le folklore, les arts distinguent les femmes « respectables » — conformistes des femmes « non respectables » — non-conformistes)
- vu le caractère « naturel » de la subordination des femmes, le patriarcat a pu s'installer de facto et de jure (comme ordre social patriarcal et comme idéologie).

D'où l'effort ininterrompu des féministes de déconstruire ce système, d'encourager l'autonomie et la coopération des femmes (le concept de sororité — sisterhood, ainsi que du travail en réseau — networking).

Dans le lexique féministe les termes de patriarcat, de genre (ou système de genre) et rapports sociaux de sexe (ou rapports sociaux de genre) « s'opposent à et complètent des termes comme sexisme ou machisme qui dénotent plutôt le niveau des attitudes et/ou des relations interindividuelles. Ils sont également plus conceptuels ou théoriques que les termes de domination masculine et oppression des femmes. Tandis que ces derniers se contentent de faire un constat, les termes précédents visent le niveau sous-jacent, le niveau explicatif, ne serait-ce qu'en impliquant l'existence d'un système sociopolitique » (C Delphy in Hirata et alii, 2000: 146).

Extrait de « Concepts fondamentaux pour les études de genre », de Daniela ROVENTA-FRUMUSANI, Archives Contemporaines éditions (28 avril 2009), pages 32-33
plus d'extrait du livre ici
1. Dans le système patriarcal qui sont les deux personnes qui exercent l’autorité sur les femmes et par quelle institution se fait le transfert de l’une à l’autre ?
2. Comment a été remis en question le patriarcat au XIX siècle ?
3. Pourquoi le terme patriarcat a-t-il été choisi par les féministes des années 70 plutôt que d’autres équivalents ?
4. Dans quel domaine les féministes ont d’abord critiqué l’absence des femmes ?
5. qu’entend-on par « l'appropriation par les hommes de la capacité reproductive de la femme » ?
6. Donnez deux raisons qui ont fait que les femmes ont coopéré avec le système patriarcal ?
7. Qu’est-ce qu’on entend par efforts des féministes pour « déconstruire » le système ?
7. Quels sont les moyens institutionnels que les féministes encouragent pour lutter contre le patriarcat ?




   Compréhension Orale 1 

Regardez cette vidéo et répondez aux questions :

1. Dans quel pays se passe le reportage ?
2. où se rend la femme que l’on voit au début de la vidéo ?
3. Quels sont les obligations de la nouvelle loi norvégienne sur la participation des femmes aux conseils d’administration des sociétés côtés en Bourse ?
4. Quelles sont; selon le PDG de l'entreprise de produits diététiques,  les qualités que les femmes peuvent apporter dans un conseil d’administration par rapport aux hommes ? Comment qualifie-t-il les hommes ?
5. Quel stratagème a utilisé l’ancien ministre conservateur pour faire passer sa loi ?
6.  Quelle est la sanction prévue par la loi si les entreprises ne la respectent pas ?
7 Pourquoi le magnat de la presse norvégienne est contre les quotas ?
8 votre opinion ! Que pensez-vous de cette loi. Pensez-vous quelle serait applicable au Mexique ? De manière plus général, pensez-vous personnellement que les femmes ont des aptitudes particulières à apporter comme l’explique le PDG dans le reportage ou qu’elles ont les mêmes qualités et aptitudes que les hommes mais qu’elles n’accèdent pas aux postes les plus élevés pour des raisons de simple discrimination

 Compréhension Orale 2
 regardez cette vidéo et répondez aux questions 

1. Quel est la conclusion du  rapport de l'Institut national d'étude démographique sur la répartition des tâches ménagère dans le couple ?
2. quelle est la part moyenne des femmes dans les tâches ménagères.
3. Quels types de tâches ménagères fait le patron de bistrot du reportage ?
4. Que fait la femme qui est dans le bistrot dans les tâches ménagères ?
5. Quel exemple de mot qui n’a pas de masculin donne-t-on dans le reportage ?
6.  Dans le reportage que dit-on de l’attitude des différentes générations ?
7 quelle est la conclusion du reportage en forme de parodie de dicton ?
8 Votre opinion ! Quelle est selon vous la situation au Mexique et d’après vous comment une meilleure répartition des tâches ménagères peut-elle améliorer la condition et les opportunités des femmes dans le monde du travail ? Qu’est-ce qu’il faudrait faire pour améliorer la situation. ?
Quels sont les obstacles qui existent au Mexique à ce niveau ?

vendredi 18 février 2011

PROCHAINE CONFERENCE LE JEUDI 24 FEVRIER

Pour préparer la conférence, l'intervenante, Lourdes Melgar vous recommande ce site de TOTAL
VENEZ NOMBREUX !

dimanche 30 janvier 2011

Merci à tous !

Merci à tous ceux présents à la conférence et tout particulièrement à ceux qui ont posé des questions en français. N'hésitez pas à poursuivre la conversation sur le blog en publiant des messages si vous êtes rédacteur du blog ou à réagir par des commentaires pour les autres. N'oubliez pas que vous pouvez devenir rédacteur en m'envoyant un mail à "risbofe@gmail.com". Je trouve que c'est vraiment bien que l'on puisse organiser des conférences en français de cette qualité à Mexico. J'espère que vous serez aussi nombreux pour la prochaine conférence. Vous pouvez aussi bien sûr donner votre avis si vous n'avez pas participé à la conférence !

L’arrogance occidentale

J’ai été personnellement très impressionné par la prestation de M. Nguyen et je trouve qu’il donne une image très positive de l’ONU loin du stéréotype du fonctionnaire surpayé rédigeant des rapports dans son bureau de New York. Les histoires du terrain afghan qu’il a racontées et surtout la façon humble dont il a présenté son action sont aussi bien loin de l’arrogance occidentale dont a par exemple parlé M. Charasse à propos des ONG en Afghanistan (jeunes filles en minijupes donnant des leçons aux femmes afghanes). Mais d’un autre côté les ONG ont quand même apporté une certaine démocratisation des relations internationales qui ne sont plus l’apanage des états seuls et sur le climat par exemple leur rôle a été vraiment très important. Elles ont d’autre part fait beaucoup de progrès ces derniers temps pour comprendre les populations locales à mon avis.
Le rôle des ONG dans les relations internationales mériterait de toute façon un débat à lui tout seul ! Je crois d'ailleurs que les mexicains sont bien placés pour parler de ces problèmes car ils sont très nombreux à s'engager comme volontaire dans les ONG partout dans le monde !

La drogue

Sur le sujet de la drogue tout le monde dans l’auditoire semble avoir été surpris par le fait que les Talibans aient pu l’éradiquer complètement quand ils dominaient le gouvernement de Kaboul comme l’a révélé M. Charasse.  Ce denier a aussi souligné le rôle de l’Iran dans le contrôle de sa frontière pour éviter l’arrivée de la drogue en Europe en remarquant qu’il n’était pas assez reconnu en Occident. M. Charasse a par ailleurs insisté sur la nécessité de sortir du discours sur ‘le bien et le mal’ et comme dans les deux exemples précédents qu’il fallait savoir reconnaître les contributions positives de ceux qu’on a tendance à diaboliser. Je suis d’accord avec lui mais je pense que c’est difficile car on ne peut pas dire que les discours de l’Iran et des talibans soient par exemples exempts de toute diabolisation envers l’occident de leur côté étant donné que c’est leur fond de commerce. Donc que faire exactement ?

La complexité du problème afghan

Je crois qu’on a bien compris la complexité du problème et la multiplicité des acteurs et surtout l’impossibilité de réduire la situation à des plans machiavéliques des uns ou des autres (même s’ils ont tous des plans à long terme évidement). On a donc non seulement le gouvernement américain mais le lobby pétrolier super influent sous Bush avec Dick Cheyney, l’armée américaine (qui collabore de plus avec des entreprises privées) , la CIA, l’OTAN et ses pays membres, le gouvernement Pakistanais, l’ISI (les services secrets pakistanais depuis toujours assez autonomes et semblent vouloir un gouvernement islamiste ami en Afghanistan), les pétromonarchies du golf pourvoyeuses de fond, les chefs tribaux pashtounes, les différentes ethnies du pays,les puissances émergentes de la régions (Chine, inde), l’Iran., les états clients d’Asie Centrale qui semblent chercher le soutien du plus offrant, les ONG internationales (et leur capacité de mobiliser l’opinion en occident) et enfin L’ONU qui semble aussi avoir sa propre philosophie et ses propres objectifs comme le montre les interventions de M. NGuyen (même si, comme tous les autres participants, il s’exprimait en con propre nom).
Ici M. Charasse et NGuyen se sont opposés, le premier parlant d’un plan stratégique à long terme et le second d’un opportunisme des intérêts économiques américains.
Dans le même ordre d’idée, M. Charasse et Nguyen étaient par contre d’accords pour dire que les talibans n’étaient pas un mouvement exogène comme Al Qaida qui auraient été créé dans les camps de réfugiés mais bien un mouvement local avec des liens forts avec la population pashtoune. Monsieur Nguyen a d'ailleurs recommandé le livre suivant : Taliban: Militant Islam, Oil and Fundamentalism in Central Asia, Second Edition de
Ahmed Rashid
Personnellement, j’ai l’impression que les objectifs des uns et des autres varient en fonctions des rapports de force internationaux ou bien encore de la situation interne dans la région, On ne peut pas oublier non plus la situation politique interne américaine. Par exemple est-ce que Obama va s’éloigner plus encore des lobbies pétroliers après la catastrophe du golfe du Mexique ou au contraire revenir vers eux depuis la victoire des Républicains à la chambre des représentants?).

mardi 18 janvier 2011

PROCHAINE CONFERENCE LE JEUDI 27 JANVIER

Comme vous le savez, le dernier jeudi de chaque mois, nous organisons une conférence relations internationales en français. La prochaine aura lieu le jeudi 27 janvier à 19h et sera donnée par Monsieur Pierre Charasse, diplomate français, ex-Ambassadeur de France au Pakistan, qui interviendra sur le sujet suivant: "L'intervention occidentale en Afghanistan : échec militaire, politique et moral de l'Occident?". Pour préparer cette conférence, vous pouvez étudiez les documents présentés dans les posts qui suivent.  Vous pouvez aussi envoyer à "risbofle@gmail.com" vos questions si vous souhaitez que je vous les corrige pour la conférence !

dimanche 2 janvier 2011

compréhension écrite : dossier du journal Le Monde/ l'Afghanistan en 2009

Lisez ces 3 articles tirés d'un dossier du monde sur l'Afghanistan et si vous le souhaitez répondez aux questions en envoyant les réponses par email à "risbofle@gmail.com" pour avoir une correction du français et recevoir un corrigé.

Composition ethnique

Au cours de l'histoire mouvementée de l'Afghanistan, les Pachtounes, 42 % de la population, ont toujours été le groupe le plus influent. La plupart des régimes politiques ont dû passer des alliances avec les tribus pachtounes, principalement sunnites, afin d'asseoir leur pouvoir.

Vivant surtout dans le Nord, les Tadjiks constituent 27 % de la population afghane, et sont eux aussi, en grande majorité, des musulmans sunnites. Ils ne sont toutefois pas organisés en tribus, préférant se désigner en fonction du lieu où ils habitent.

Dans les montagnes centrales du pays vivent les Hazara, un groupe minoritaire (9 % de la population). Chiites pour la plupart, ils vivent en Afghanistan depuis le XIIIe siècle.
Les Ouzbeks (9 % de la population), d'origine turque, vivent principalement dans le nord du pays. Ils cohabitent avec les Tadjiks, mais ne partagent pas les mêmes quartiers.

Vivent aussi en Afghanistan les Aimak, les Turkmènes, les Baloutches et les Pashayis.


Questions

- quelle est l’ethnie majoritaire au Pakistan et quelle est leur religion ?
- Quelle est dans la deuxième ethnie et où se trouve-t-elle dans le pays ?
- Comment s’appelle le groupe ethnique que l’on trouve dans le centre du pays et qui est de religion musulmane Chiite. ?
- Comment s’appelle le groupe ethnique d’origine turque cité dans le texte  ?

L'insurrection taliban

Depuis quelques années, la guérilla des talibans se renforce et s'étend. Selon le Centre d'études stratégiques internationales, ce mouvement rebelle pachtoune contrôlait, fin 2008, 160 districts sur 364, contre 30 en 2003. Par ailleurs, les violences atteignent des niveaux records. D'après le commandement central de la coalition internationale, les talibans ont lancé en mai 400 attaques hebdomadaires, contre 100 en moyenne en 2006 et 50 en 2004. Le mois de juillet 2009 a ainsi été le plus sanglant pour les forces américaines depuis le début de la guerre, avec 44 soldats tués.

Les talibans ont trois assises principales : leur sanctuaire au Pakistan, leur lien avec Al-Qaida et le financement par l'argent de la drogue. Les bavures des forces de l'OTAN et les morts de nombreux civils sont une autre explication au ralliement des habitants du sud et de l'est du pays.

Né en 1994 de la volonté d'un paysan devenu religieux, le mollah Mohammad Omar, le mouvement taliban ne s'est jamais caché de ses liens avec le service de renseignement pakistanais, l'ISI, qui souhaitait étendre l'influence pakistanaise en jouant des liens entre tribus pachtounes des deux pays. Lorsqu'ils étaient au pouvoir, de 1996 à 2001, les talibans ont par ailleurs accordé une large autonomie aux djihadistes d'Al-Qaida en raison de leur proximité religieuse et idéologique. Mais après le 11-Septembre, les talibans ont reproché à Ben Laden et à ses hommes de leur avoir fait perdre le pouvoir à Kaboul. Le réseau terroriste a toutefois aidé les rebelles pachtounes à reconstituer leurs forces et adopter de nouvelles tactiques. On assiste donc aujourd'hui à une triple alliance inédite entre talibans afghans, pakistanais et djihadistes d'Al-Qaida.

Les élections du 20 août constituent un test pour les rebelles, qui ont non seulement appelé au boycott du scrutin – "une imposture orchestrée par les Américains", selon eux – mais aussi menacé de s'en prendre aux bureaux de vote. 10 % d'entre eux pourraient rester fermés, jeudi, pour des raisons de sécurité. Les talibans devront toutefois prouver que leur influence ne se limite pas aux régions pachtounes du pays et qu'ils peuvent aussi jouer les trouble-fête dans les zones tadjikes et ouzbeks.


Questions

Quels sont les trois facteurs qui permettent aux Talibans de mener l’insurrection dans le sud et l’est du pays ?
- De quelle année à quelle année les Talibans ont été au pouvoir en Afghanistan ?
- Les talibans ont bénéficiés de l’aide de quel pays pour accéder au pouvoir ? Qu’est-ce qui a facilité cette intervention ?
- En quoi le lien avec Al-Qaida a-t-il permis aux Talibans de prendre l’insurection dans la la lutte contre les forces étrangères ?


La lutte contre le narcotrafic

La culture du pavot représente le nerf de l'économie afghane. En 2008, l'Afghanistan a produit, selon l'UNODC (Office des Nations unies pour la lutte contre la drogue et le crime), 7 700 tonnes d'opium. En léger recul par rapport à 2007 (8 200 tonnes), ce chiffre s'explique par la hausse des contrôles et des saisies de récoltes. La production afghane continue toutefois de représenter plus de 90 % de la production mondiale d'opium.

L'argent de la drogue (3,4 milliards de dollars en 2008, soit 40 % du PIB afghan) rend la société afghane dépendante d'une activité économique qui entrave un développement équilibré. Dans plusieurs provinces du pays, la production intensive d'opium va de pair avec une violence endémique : les deux principales régions productrices, Kandahar et Helmand, sont aussi celles où les combats entre les talibans et les soldats de la Force internationale d'assistance à la sécurité sont les plus intenses.

Face à ce fléau, la communauté internationale ne sait quelle stratégie adopter. L'éradication répressive et forcée des champs de pavot prônée par les Etats-Unis est critiquée par les autres membres de la coalition, car elle entraîne un risque de paupérisation des campagnes afghanes. Les troupes britanniques, les plus engagées sur ce terrain, ont de leur côté racheté des tonnes de récolte, mais en ont reversé au gouvernement l'argent, initialement destiné aux paysans. Les efforts de la communauté internationale ont donc été stériles puisque les paysans afghans continuent de produire chaque année l'équivalent de deux fois la consommation mondiale d'héroïne.

La volonté du gouvernement de lutter contre le trafic de drogue est par ailleurs ambivalente. Le frère du président sortant, Ahmed Wali, et une demi-douzaine de ministres sont ainsi cités dans dans des rapports internationaux comme faisant partie des personnalités bénéficiant personnellement du narcotrafic.

Questions

- Quelle est la part de l’Afghanistan dans la production mondiale d’opium ?
- Où se trouve principalement l’Opium
- Est-ce que la communauté internationale a réussi à réduire la production d’opium ?
- Qu’est-ce qui permet de douter de la volonté du gouvernement de Karzai de lutter contre le trafic de drogue ?

Vous pouvez lire l'ensemble du dossier ainsi qu'un autre dossier plus récent réalisé après les élections sur le site du journal


L'Afghanistan en 2009
LEMONDE.FR | 18.08.09

© Le Monde.fr



Pour des cartes sur la situation actuelle vous pouvez regardez  le site du dessous des cartes dont sont tirées les extraits vidéos des compréhensions orales.

samedi 1 janvier 2011

Compréhension orale I : histoire de l'Afghanistan du XIX siècle à 1996

Voici le premier document vidéo pour préparez la conférence.
Regardez cette vidéo et si vous le souhaitez répondez aux questions en envoyant les réponses par email à "risbofle@gmail.com" pour avoir une correction du français et recevoir un corrigé.
Il faut mieux voir d'abord les documents écrits avant de faire la vidéo pour vous familiariser avec le vocabulaire !


Histoire du pays du XIX siècle à la conquête du pouvoir par les Talibans (0:00 à 1:55)
- quels sont les trois empires qui cherchent à conquérir ou contrôler l’Afghanistan au XIX eme siècle ? Est-ce qu’ils y ont réussi ?
- quelle est la politique du Pakistan en Afghanistan depuis sa création en 1947 ?
- En quelle année l’Union Soviétique a-t-elle envahie l’Afghanistan ?
- 1979
- Qu’est-ce qui s’est passé dans le pays après le retrait des forces soviétiques ?


Les Ethnies (1:55 à 2:50)
- où se trouvent les Tadjiks ?
- où se trouvent les Ouzbeks et les Turkmènes ?
- quelle est l’ethnie la plus importante ? Dans quel pays limitrophe de l’Afghanistan les trouvent-on et quel est leur nombre et répartition dans chacun des pays.


Les Talibans(2:50 à 4:40)

- Quand est-ce que les Talibans ont conquis Kaboul ?
- Quelle est l’ethnie principale des Talibans ?
- Donner 2 éléments qui ont aidé les Talibans dans la conquête du pouvoir?
- Qu’est-ce qui a facilité l’entente entre l’armée pakistanaise et les Talibans ?
- Quels sont les deux intérêts stratégiques du Pakistan en Afghanistan ?

Compréhension orale : l'Afghanistan en 2004

Voici le deuxième document vidéo pour préparez la conférence.
Regardez cette vidéo et si vous le souhaitez répondez aux questions envoyant les réponses par email à "risbofle@gmail.com" pour avoir une correction du français et recevoir un corrigé.


Questions

- Quelle partie du pays ne contrôle pas les Talibans à la veille de l’invasion américaine et qui contrôle ce territoire ?
- Quand est assassiné le chef de l’Alliance du Nord ? Quel évènement important à lieu 2 jours plus tard ?
- Pourquoi les États-Unis sont-ils intervenus en Afghanistan ?
- quel est la conséquence de l’invasion américaine sur les pays limitrophes de l’Afghanistan.
- Quel est la contradiction dans la position du Pakistan ?
- Où les USA interviennent principalement en Afghanistan en 2004 (et aujourd'hui!)?
- A quoi s’opposent les ethnies du Nord ?
- quel groupe ethnique dispose d’un pouvoir prépondérant dans le gouvernement du Pachtoune Amid Karzaï ?
- Quel est la contradiction de ce gouvernement central sponsorisé par les américains.
- quel est le problème politique de l’aide militaire des USA aux chefs militaires du nord ?

lundi 15 novembre 2010

Conclusion de la visite d'Obama en Inde et production écrite

Première partie
Lisez ce texte et répondez aux questions de compréhension et de vocabulaire en envoyant vos réponses à "risbofle@gmail.com"
Compréhension
- Pourquoi Obama qui privilégiait la relation avec la Chine et le Pakistan au début de son mandat, semble ce tourner vers l’Inde.
- Parce qu’il pense que la coopération avec la Chine et le Pakistan n’ont pas abouti à grand chose
- quels sont les deux demandes de l’Inde vis-à-vis des Etats-Unis qui ont été satisfaite par le président américain lors de sa visite
- le soutien des Etats-Unis au siège permanant de l’inde au conseil de sécurité et la levè des restrictions aux exportations de matériel sensible
- Quel sont  les  2 conditions que pose Oboma en acceptant ces deux demandes ?
- Que l’inde soit plus sèvre avec l’Iran et la Birmanie et qu’elle soit plus ouverte aux produits américain

Vocabulaire

Complétez le tableau suivant en trouvant les mots manquants dans le texte pour déterminer les formes nominales et verbales des mots d’une même famille :

Verbe
nom
glisser
glissement

correction
soutenir

Restreindre

renforcer


alignement


Deuxième partie = Production écrite

Relisez ou regardez de nouveaux les documents du blog sur l’Inde et écrivez entre 150 et 200 mots sur le sujet suivant (vous pouvez aussi vous référer à d’autres documents sur Internet) en publiant vos réponses sur le blog : «  quelles sont les avantages et inconvénients des ces trois options pour l’Inde
            - se rapprocher des Etats-Unis (pour la sécurité par exemple)
            - se rapprocher de la Chine (pour être un des leaders des pays en développement comme pour le climat ou encore sa sécurité en trouvant une solution au problème de la frontière sino-indienne)
            - Essayer de garder la Chine et les Etats-Unis à égale distance.
Quelle politique va choisir la Chine dans les prochains mois à votre avis ?

mardi 9 novembre 2010

Comprehension écrite sur l'Inde

Compréhension du texte
I. Lisez ce texte et répondez aux questions en envoyant vos réponses à "risbofle@gmail.com"

1. Qu’est-ce que c’est la laïcité « à l’indienne » et comment-est elle visible dans la vie politique ?
2. Quelles sont les difficultés qui retardent la montée en puissance de ce pays ?
3. Quelle est l’importance économique de l’Inde ?
4. Quelle est l’importance de l’éducation et la jeunesse en Inde ?
5. À ton avis, pourquoi l’Inde veut devenir membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unis ?
6. Explique l’importance de la consommation d’énergie en Inde ainsi que la politique de protection de l’eau.
7. Quelle est la relation politique que l’Inde maintient avec le Pakistan et pourquoi est-elle importante pour son développement?
8. Quelle est la raison pour laquelle l’Inde ne privilégie pas une diplomatie au sein de la South Asian Association for Regional Cooperation (SAARC) ?
9. Quels sont les relations de l’Inde avec les pays du Moyen-Orient et l’Asie Centrale ?
10. Quels sont les relations de l’Inde avec les pays occidentaux ?
11. Explique l’importance militaire de l’Inde.

Vocabulaire

Expliquer les mots en vert dans les contextes des phrases suivantes (vous pouvez utiliser la fonction “rechercher” de votre navigateur pour trouver les phrases.
- Son potentiel (l’Inde) s’affirme et son rôle s’accroît dans les affaires du monde
- La situation de l’Inde, au sud du continent asiatique et au nord de l’Océan Indien dans lequel elle s’enfonce, la prédestine à jouer un rôle majeur.
- La moitié de la population a moins de 25 ans. Cette jeunesse constitue un atout qui durera pendant plusieurs décennies
- Mais cette politique connaît quelques déboires.
- Sinon, son développement sera compromis.
- Les deux pays respectent leurs engagements, pris en 1988 et ratifiés en 1991

mercredi 3 novembre 2010

Compréhension orale sur l'Inde

Écoutez cet audio et répondez aux questions ci-dessous en envoyant vos réponses à "risbofle@gmail.com"



- A quelle évènement de l’actualité internationale est lié cette émission ?
- Quel était l’allié traditionnel de L’inde ?
- Pourquoi l’Inde s’est rapproché des États-Unis ? (Donnez 2 raisons)
- Quel problème intérieur américain sera aussi certainement discuté avec les indiens par Obama
- Quels sont les activités de l’Inde en Afghanistan ?
- Qu’est-ce qui préoccupe l’Inde après le départ des américains d’Afghanistan ?
- Qu’est-ce qui, dans la politique intérieure de la Chine inquiète les indiens ?- Où est-ce que la Chine possède des bases maritimes dans d’autres pays et pourquoi cela préoccupe l’Inde
- qu’est-ce qui inquiète l’Inde dans l’activité de la Chine chez son allié Pakistanais ?
- Quel est le problème principal des relations entre la Chine et l’Inde ?

 N'oubliez pas que vous pouvez télécharger cette émission quotidienne en podcast sur son site !